Un leader indépendantiste catalan demande à être libéré

  • Source: : 7sur7.be | Le 04 janvier, 2018 à 12:01:35 | Lu 657 fois | 0 Commentaires
content_image

Separatiste Catalan

L'ex-vice-président indépendantiste de la Catalogne, Oriol Junqueras, comparaissait jeudi devant trois magistrats de la Cour suprême pour demander sa remise en liberté, afin notamment d'exercer ses "droits politiques", a-t-on appris de source judiciaire. L'audience a démarré vers 10h45, selon un porte-parole de la Cour, et vise à contester son placement en détention par le juge d'instruction en charge du dossier, Pablo Llarena.

L'audience en présence d'Oriol Junqueras, incarcéré depuis deux mois, intervient après les élections régionales du 21 décembre en Catalogne où il a été élu député en tant que tête de liste du deuxième parti indépendantiste catalan ERC (Gauche républicaine de Catalogne). Quelques jours après la déclaration d'indépendance de la "République catalane" votée par le parlement régional, Oriol Junqueras - un docteur en histoire de 48 ans - avait été inculpé pour "rébellion" et "sédition" notamment, soupçonné d'avoir participé à un complot devant mener la région à rompre unilatéralement avec l'Espagne.

Vice-président en charge des Affaires économiques, M. Junqueras était notamment chargé de mettre en place une administration fiscale indépendante. Le juge Llarena avait refusé, début décembre, de le laisser en liberté en considérant que le risque de réitération du délit reproché était trop élevé. Le magistrat se fonde notamment sur un document trouvé chez son bras droit lors de perquisitions, dans lequel est définie la stratégie du noyau dur indépendantiste pour atteindre son but.

Le texte n'est ni daté ni signé. Dialogue L'avocat de M. Junqueras, Andreu Van den Eyden, a expliqué mercredi soir à la radio Cadena Ser qu'il plaiderait l'absence de risque de "réitération" du délit, soulignant qu'il n'y a jamais eu de "rébellion", car le mouvement n'était pas violent et que, pour l'avenir, M. Junqueras "défend la voie du dialogue". L'avocat estime aussi que l'élu doit pouvoir exercer son "droit à la représentation politique" comme député, et, s'il reste détenu, être rapproché de Catalogne pour profiter d'autorisations de sortie afin d'assister aux débats importants au parlement régional.

La décision des trois juges de la Cour suprême n'est pas sans conséquences politiques: les indépendantistes jouissent de la majorité absolue en sièges au nouveau parlement, avec 70 députés sur 135, mais huit ne peuvent pas siéger pour l'instant car ils sont soit en fuite en Belgique, soit en prison pour trois d'entre eux. Au moins six des huit élus doivent donc trouver une solution pour permettre au bloc séparatiste de conserver le seuil de 68 députés qui lui garantit la majorité: soit en obtenant une sortie de prison, soit en cédant leur siège au candidat suivant sur la liste.


Auteur: 7sur7.be - 7sur7.be

Articles similaires






1 - Soyez courtois. N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant.
2 - N'envoyez pas de message inutile.
Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclut tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée ou en violation avec la loi.
Ne devoilez pas
les informations privées de qui que ce soit ( adresses, etc... ).
de tels messages seront supprimés et leurs auteurs bannis des commentaires.

3 - Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire!.
4 - Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.
5 - Lisez la politique de gestion des commentaires de Seneweb
6 - Les auteurs de commentaires repetés (pollueurs) verront tous leurs commentaires á travers le site tout simplement retirés en un seul coup

Commentaire (0)


Commentez cet article

Auteur

Commentaire :

Service Commercial

Senegal : +221 33 860 09 50    |    Usa, Canada, Europe : +1 703 348 7306    | +1 703 395 86 48   Email : pub@seneweb.com

Rédaction

Email : redaction@seneweb.com