Kenya : la nouvelle élection présidentielle aura lieu le 17 octobre

  • Source: : Seneweb.com | Le 05 septembre, 2017 à 16:09:36 | Lu 1671 fois | 3 Commentaires
content_image

Les juges de la Cour suprême du Kenya annoncent l'annulation de l'éléction présidentielle, le 1er septembre 2017.

La Cour suprême kényane avait invalidé ce 1er septembre l’élection d’Uhuru Kenyatta et ordonné l’organisation de nouvelles élections sous 60 jours. Trois jours plus tard, la plus haute juridiction du pays a donné une nouvelle date pour le prochain scrutin, à savoir le 17 octobre.

Le Kenya organisera une nouvelle élection présidentielle le 17 octobre, après l’invalidation par la Cour suprême du scrutin du 8 août à l’issue duquel le président sortant Uhuru Kenyatta avait été déclaré vainqueur, a annoncé ce lundi 4 septembre la Commission électorale (IEBC). La Commission a été très critiquée pour les irrégularités commises dans la transmission des résultats. La Cour suprême a ainsi observé qu’elle avait « échoué, négligé ou refusé » de conduire les élections conformément à la loi.

L’IEBC a répété ce lundi attendre avec impatience le jugement complet de la Cour suprême, sensé détailler ce qui lui est reproché, et qui doit être publié au plus tard le 22 septembre.

« A la lumière du jugement de la Cour suprême, il est impératif qu’un jugement détaillé soit communiqué pour permettre à la commission d’identifier les secteurs qui nécessitent des améliorations dans l’organisation de cette nouvelle élection, a-t-elle noté. La Commission appelle toutes les parties à la patience et à la compréhension alors que nous travaillons ensemble pour organiser des élections libres, justes, crédibles et pacifiques ».

Voir l'image sur Twitter

Selon l’IEBC, un appel d’offre doit d’ailleurs être lancé pour émettre de nouveaux bulletins de vote en vue de ce scrutin, rapporte Laure Broulard, correspondante de Jeune Afrique au Kenya :

Le vendredi 1er septembre, la  majorité des sept juges de la Cour suprême avaientinvalidé l’élection du président sortant, Uhuru Kenyatta, donné vainqueur avec 54,27% des voix contre 44,74% à Raila Odinga, 72 ans.

L’opposant, déjà battu en 1997, 2007 et 2013, avait immédiatement remis en cause les résultats et saisi la Cour suprême pour demander l’invalidation du scrutin. Très virulent, Raila Odinga réclame désormais le départ des responsables de la Commission électorale (IEBC), qu’il accuse d’avoir intentionnellement favorisé Uhuru Kenyatta allant jusqu’à traiter les membres de la commission de « hyènes ».

Après avoir déclaré dans un premier temps qu’il respectait le jugement de la Cour, le président a changé de ton le lendemain en s’en prenant à des juges qui avaient « décidé qu’ils avaient plus de pouvoirs que plus de 15 millions de Kényans ayant fait la queue pour voter ». « Il y a un problème et nous devons le régler », avait-il mis en garde.

Le monde judiciaire s’est offusqué de ces remarques du président sortant. Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Kenya, Isaac Okero, les qualifiant de « menaçantes et inappropriées ».

« Un comportement qui honore l’Afrique »

Dans un message posté sur son profil Facebook ce lundi, Raila Odinga, s’est félicité d’avoir entre temps reçu le soutien de Peter Munya, gouverneur du district de Meru. Celui qui est aussi à la tête du Parti de l’unité nationale (PNU) a accepté de rejoindre la NASA, la « Super alliance nationale », nom de la coalition formée autour de Raila Odinga pour contrer Uhuru Kenyatta.

« Nous nous battons pour l’État de droit et trouvons cela normal que tous ceux qui se sont sentis lésés par la mascarade électorale du mois dernier ait choisi de rejoindre nos rangs, écrit l’opposant sur le réseau social. Nous accueillons à bras ouverts tous les Kényans avec le même état esprit qui souhaitent rejoindre la NASA tandis que nous poursuivons avec résolution nos efforts pour libérer notre bien-aimée nation ».

La décision de la Cour suprême a été une surprise pour nombre d’observateurs de la vie politique kényane et a été saluée, notamment, par l’Union africaine, dont le président en exercice, le président guinéen Alpha Condé, a applaudi ce lundi « un comportement qui honore l’Afrique et prouve que désormais la démocratie s’installe sur le continent ».

 


Auteur: Jeuneafrique - Seneweb.com






1 - Soyez courtois. N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant.
2 - N'envoyez pas de message inutile.
Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclut tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée ou en violation avec la loi.
Ne devoilez pas
les informations privées de qui que ce soit ( adresses, etc... ).
de tels messages seront supprimés et leurs auteurs bannis des commentaires.

3 - Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire!.
4 - Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.
5 - Lisez la politique de gestion des commentaires de Seneweb
6 - Les auteurs de commentaires repetés (pollueurs) verront tous leurs commentaires á travers le site tout simplement retirés en un seul coup

Commentaire (2)


Anonyme En Septembre, 2017 (20:09 PM) 0 FansN°: 1
vont bien
Akila En Septembre, 2017 (20:44 PM) 0 FansN°: 2
C' est qu' on appelle une justice. Un e vraie juste, juste et équitable. La Vraie justice est là ni pour le président de la République, ni pour son parti, ni pour sa famille mais pour le peuple, le peuple uniquement. Le Président n' est pas au-dessus des lois. Me notre avait violé la loi en emmenant Ousmane NGOM hors du SENEGAL alors qu' il était interdit de sortie du pays, une loi que sa propre assemblée a votée. Le Président a violé la loi en votant avec une carte numérisée sans présenter un récépissé comme le dit la loi. Le Président de la République a maintenu un magistrat atteint par la limite à la cours suprême dans le seul but que ce dernier valide tout ce que veut Monsieur le Président. Moi personnellement, le jour que je rai atteint par la limite d' âge, si mon chef me maintient, je ferai tout avec un T majuscule, tout ce que ce dernier me demandera de peur que ce chef me débarque. Le SENEGAL possède en son sein, d'éminents magistrats. Alors qu' est ce qui peut expliquer le maintient d' un retraité à la Cours Suprême ?  :sunugaal:  :sunugaal:  :sunugaal:  :sunugaal:  :sunugaal:  :sunugaal:  :sunugaal:  :sunugaal: 

Commentez cet article

Auteur

Commentaire :

Service Commercial

Senegal : +221 33 864 65 71    |    Usa, Canada, Europe : +1 703 348 7306    | +1 703 395 86 48   Email : pub@seneweb.com

Rédaction

Email : redaction@seneweb.com